Politique, les titres du mois



Il est dangereux! Après 35 années d’exploitation, le tunnel routier du Gothard doit être assaini. Comment? Le Conseil fédéral et le Parlement ont passé des années à examiner diverses variantes et sont arrivés à la conclusion évidente que la construction du tunnel routier du Gothard devait passer par un deuxième tube. C’est la meilleure variante, les autres solutions de réfection sont totalement insuffisantes. Le ferroutage est trop absurde, trop cher et non durable. La preuve avec quatre arguments clairs en faveur de la construction d’un deuxième tube au Gothard.

La sécurité – Construisons un deuxième tube pour que ce long tunnel rendu dangereux par un trafic bidirectionnel devienne un axe sûr de notre système routier! Les collisions frontales dans le tunnel du Gothard ont déjà fait 18 morts. En séparant les flux, ce type d’accident pourra être quasiment exclu à l’avenir. Grâce à la bande d’arrêt d’urgence, les sauveteurs parviendront plus rapidement sur les lieux d’un accident. En évitant de fermer le tunnel plusieurs années, on évitera un volumineux trafic d’évitement par les cols alpins du Valais et des Grisons. Et des bouchons supplémentaires dans toute la Suisse romande.

Liaison commerciale sûre – Ne pas soigner notre liaison avec l’Italie serait une erreur impardonnable, car ce pays est notre troisième partenaire commercial. Les entreprises helvétiques exportent notamment en Lombardie et dans la région de Milan. Nous importons même davantage de marchandises d’Italie que de grandes nations économiques comme les Etats-Unis et la Chine. Le bilan commercial global des échanges à la frontière tessinoise dépasse 9 milliards de francs.

Investissement sûr – Pensons aux générations suivantes. La construction du deuxième tube coûte 2,8 milliards de francs, mais il s’agit là d’un investissement durable et générateur de plus-values. Le tunnel du Gothard doit être assaini tous les 30 à 40 ans. Si nous ne construisons pas ce deuxième tube, mais optons pour un ferroutage, il faudra recommencer le même cirque tous les trente à quarante ans. Les adversaires du Gothard réclament la construction de quatre à huit énormes installations de chargement sur le rail qui devraient être démolies et amorties après la rénovation du tunnel. A chaque rénovation, des milliards partiraient en fumée. Les opposants exigent des terminaux de chargement supplémentaires à Bâle et à Chiasso: un monstrueux corridor de transbordement avec le matériel roulant correspondant devrait être réalisé à travers toute la Suisse. Cela coûtera largement plus que trois milliards de francs. La construction d’un deuxième tube coûterait moins cher, tout en étant durable et raisonnable. 

Isoler le Tessin du reste de la Suisse et du réseau routier, pendant plusieurs années, serait totalement inacceptable. Ce serait aussi une erreur impardonnable, néfaste pour les entreprises suisses et l’économie de ce canton. Les Tessinois ne demandent rien d’extraordinaire, seulement de pouvoir continuer à utiliser des routes et des tunnels adaptés aux normes de sécurité modernes.

Pour toutes ces raisons, les Romands doivent voter OUI le 28 février prochain au 2e tube au Gothard.

 

 

 JFR
Président de l'USAM 



 
L'équité dans le prélèvement des impôts est le minimum que les citoyens sont en droit d'exiger du pouvoir politique. De même ils peuvent prétendre à bon droit à une stricte égalité de traitement dans la redistribution de ses prestations. Or nous sommes encore loin du compte alors que nous nous prévalons à longueur de temps d'institutions à la pointe du progrès en matière de justice fiscale et distributive. Aujourd'hui un couple paie, selon les cantons, entre 5'000.– et 10'000.– francs par année d'impôts supplémentaires par rapport à des célibataires ou à des concubins avec des revenus semblables. Cela représente pour une famille une amputation inadmissible de son pouvoir d'achat. Après avoir travaillé sa vie durant, le même couple est encore pénalisé durant toute sa retraite. Sur la rente AVS maximale, ce sont à nouveau 14'100.– francs par année de revenu en moins par rapport à deux personnes seules. Si vous pensez que cette discrimination de l'ordre de 20'000.– francs à 25'000.– francs par année au détriment du couple est dans l'ordre des choses, vous avez une bien curieuse conception de l'équité. Le Tribunal fédéral a déjà affirmé haut et fort, il y a plus de trente ans que cette anomalie devait être corrigée. Depuis lors, nous n'avons assisté qu'à quelques retouches cosmétiques mais jamais personne n'a entrepris de corriger cette discrimination crasse qui perdure dans notre société. (...)
ED
  
 

 

 


 

T_Transvoirie
 

Si l’on m’avait dit que je réaliserais l’une de mes meilleures photos avec un petit camion japonais et dans l‘Oberland bernois, j’aurais ri  de la sonore manière dont je suis la seule à connaitre la tonalité.  Et plus encore si j’avais su que c’était un véhicule hybride! Pourtant et si j’en juge aux élogieux et nombreux commentaires reçus ce fut bien le cas avec le petit Fuso pris dans mon objectif à Gstaad. Ce qui était encore impensable à la Rédaction il y a quelques années est devenu sinon chose courante en tous les cas possible. C’est écrire que chaque année apporte sa nouveauté, son expérience. Hier encore, avoir le permis poids-lourds et pouvoir participer activement à tous les essais de presse faisait ma joie pour ne pas écrire ma fierté. Pourtant ce n’est pas ce qui a animé mon année 2015 qui restera marquée par un mot: la rencontre. Je m’explique: les visites, mieux les «incursions» dans les entreprises étaient l’apanage exclusif du chef, c’était «son» samedi matin, «ses» garages, «ses» transporteurs...Il a depuis quelque peu lâché du lest... à mon tour je découvre «mes» entreprises. Et c’est là avec des rencontres comme celles de Sergio à Satigny , Christophe à Duillier ou Jean-Bernard à Bulle que j’ai trouvé la satisfaction de l’année qui s’en va. Là, les rencontres personnelles! Rien ne pourra jamais les remplacer même les «réseaux sociaux» et c’est en tous les cas la philosophie de votre TLi. Pour 2016 je vous souhaite un maximum de rencontres heureuses, amicales comme commerciales. Monique 

  

 

 


 

T_Transvoirie 

  texte et photos TLi - Monique 

 

C'est l'histoire de pratiquement tous les citerniers: hier ils transportaient des briquettes et des sacs de charbons de 50 kg voir plus avec charrettes et chevaux, aujourd'hui ils distribuent carburants et huiles de chauffages avec camions citernes. Et c'est bien aussi la trajectoire suivie depuis plus de soixante ans par la société Durussel Transports à Duillier. (...)